Patrimoine et sites

L'ancienne gare

Le bâtiment de la gare date de la fin du XIXème siècle. Il répond au schéma typique des stations de chemins de fer bretons. Le Président Félix Faure y fit une halte en 1896. Le bâtiment abrite aujourd'hui la base des roulottes hippomobiles du Centre-Bretagne.

 

On y trouve également le bâtiment de l'Auberge de la Truite", hôtel-restaurant de grande renommée qui a fermé définitivement en 1996. Il est actuellement une propriété privée.


L'église Notre Dame de Bonne Nouvelle

Il s'agit de l'une des plus anciennes églises de la Région. Elle fut édifiée à la fin de l'ère romane. Cette église est remaniée en plusieurs fois : d'abord en 1690 puis en 1725 où la tour du clocher est restaurée et un escalier à vis lui est accolé. Le chœur fut rebâti en 1830.

 

A l'intérieur, on trouve plusieurs statues anciennes : celle de la Sainte Trinité, de la Vierge-Marie, de Saint Claire, La Vierge à l'Enfant, l'autel de St Etienne et ses angelots. A l'entrée Nord de l'église, il y a la pierre tombale de Guillard de Kersauzic (1er Maire de Locmaria).


Le pont ar Gorret

Ce pont du XVIIIème siècle enjambe l'Aulne. Il est bâti sur le trajet de l'ancienne voie romaine reliant Carhaix à Morlaix. Formé de 3 arches reposant sur des piles à bec, l'ensemble est surmonté d'un parapet appareillé en grandes pierres de taille.


Les chênes

Le 25 Juin 2003, dans le cadre de l'opération "200 arbres pour retrouver nos racines", l’association A.R.B.R.E.S. (Arbres Remarquables Bilan, Recherches, Etudes et Sauvegarde) a attribué le label "ARBRES REMARQUABLES DE FRANCE" pour le travail accompli par la municipalité de Locmaria-Berrien, pour entretenir, préserver et sauvegarder les chênes pédonculés (quercus pédonculata): circonférence de 4,62 m et 5,90 m à 1 m du sol.

 

Les Arbres Remarquables font partie du patrimoine collectif et doivent être préservés en tant que tels. Ces 2 chênes creux près de l'église dateraient du 16ème siècle.


Le lavoir communal

Construit vers 1948, il a été entretenu par les municipalités successives. Un espace détente, avec des tables de pique-nique, est aménagé autour de ce lavoir. Quelques nostalgiques de l'époque des lavandières y présentent lors des fêtes communales des scènes théâtrales.


Le four à pain

En 2015, le comité des fêtes entreprend de construire un four à pain sur la place du village. Les employés municipaux et quelques bénévoles y travaillent chacun apportant ses connaissances. Il est inauguré le 24 juin 2016. Ce four est très fonctionnel. On peut y cuire 37 boules de pain, pizzas, rôtis, … il est à la disposition de la population. Il suffit d'apporter son bois pour le chauffer.


La fontaine

COMPAGNIE DES MINES DE BASSE BRETAGNE : 1732 - 1866

 

Parement de l’entrée de la galerie de l’aqueduc (1830), déplacé pour sa sauvegarde en 1988

 

Les eaux du canal supérieur passaient par la galerie de l’aqueduc (370 mètres) pour actionner les puissantes machines à colonne d’eau de JUNKER (250.CV) installées dans un puits 75 mètres plus bas.

 

Les eaux d’exhaure et les eaux motrices rejoignaient la rivière d’Argent par la galerie d’écoulement dotée d’un parement identique en partie ennoyé.

 

Différentes maquettes dont celle de la machine de JUNKER (la plus importante au monde à l’époque) sont visibles à la Maison de la Mine.


L'ancienne mine de plomb argentifère

C'est grâce à l'association de Sauvegarde de l'Ancienne Mine (ASAM) composée de bénévoles passionnés que le site a été mis en valeurs et que l'histoire a été retracée. L'aboutissement de ces recherches a été la création d'un espace muséal inauguré le 14 juin 2014.

Vous y trouverez tous les témoignages de ce passé minier ainsi que des maquettes et les explications des bénévoles qui assurent des permanences.

 

Cette mine, vraisemblablement exploitée du temps des Celtes (1er siècle avant notre ère), et ensuite par les Romains, fut très active au XVIème siècle, mais son âge d'or fut les XVIIIème-XIXème siècle (1750-1866).

Les cadres étaient pratiquement tous étrangers, quelques Anglais au départ, mais surtout des Allemands, dont les compétences technologiques en développement et exploitation minière étaient alors reconnues en Europe.

La main d'œuvre non qualifiée était locale. Les anglais venaient du Pays de Galles et de Cornouailles, les allemands du Harz, Saxe et Bavière.

 

La Compagnie des mines de Basse Bretagne (1732), propriétaire de la concession, exploitait ce gisement et celui de Poullaouën situé à 7 km à l'Est.

Elle employait, fin 1770, 1300 personnes sur les sites, et 400 à l'extérieur (transport du minerai, travail du bois en forêt pour les galeries et carbonisation pour les fourneaux des fonderies). C'était la plus grande mine du royaume.

Arrêtée en 1866, l'exploitation fut reprise au XXème siècle, plusieurs fois, mais sans grand succès, et s'arrêta définitivement en 1934.

 

Pour plus de renseignements, visitez le site de l'ancienne mine de plomb argentifère.

www.minelocmariaberrien.com

asamlb@hotmail.fr